Invaincus jusqu'alors en compétition officielle, les Lyonnais se voyaient offrir un test grandeur nature.
Eux qu'on juge repartis du bon pied, on attendait d'en savoir plus sur leur capacité réelle à créer du jeu. Et on a d'abord eu un peu peur, tant les Italiens abordaient la partie avec une furieuse envie de jouer, loin de l'attentisme souvent prêté aux équipes du Calcio à l'extérieur.
Puissance physique, pressing constant, séquences vives et inspirées, c'est « la Viola » qui a longtemps mené le bal. Comme quand Gilardino, bien lancé en profondeur, se retrouvait seul face à Lloris (24'). Mais Toulalan, aligné en défense centrale pour suppléer Bodmer blessé, revenait in extremis et dégageait en corner. D'autres occasions florentines allaient suivre, tant l'OL se faisait marcher dessus.
Six corners en 40 minutes, une statistique qui disait tout de la domination transalpine. Et alors que Lloris, sous pression constamment, se montrait fébrile, Frey de l'autre côté passait une soirée bien tranquille.
Bastos sorti sur blessure (26'), Lisandro quasi absent, Gomis guère servi, l'attaque lyonnaise n'était pas dans le coup. À l'exception d'un centre de Cissokho qui trouvait la transversale de Frey, puis Govou au deuxième poteau. L'ailier lyonnais servait Pjanic qui marquait (44'). Mais le but était refusé, le ballon était sorti, selon l'arbitre.
Deux minutes plus tard, M. Vink prenait une autre décision lourde de conséquence : l'exclusion de Gilardino, auteur d'un vilain coup de coude sur Toulalan. Sevrés de ballons, manquant de vitesse sur leurs rares possessions, les joueurs de Claude Puel revenaient donc sur la pelouse en supériorité numérique. Et le combat changeait aussitôt d'âme. À onze contre dix, c'était d'autant plus facile que la vitesse était enfin au rendez-vous.
Avec un Lisandro nettement plus en vue, Lyon haussait enfin le ton. Mais sans menacer réellement Frey, tant ça ne jouait pas juste. Une domination stérile faute de pouvoir déséquilibrer réellement la Fiorentina. Comme sur ce centre de Govou que Lisandro ne réussisait pas à reprendre, tant la défense italienne montait bonne garde (69').
Gerland poussait derrière son équipe et ça allait enfin payer. Govou décalait Kallstrom à droite de la surface, le tir du Suédois était dégagé par Frey dans l'axe où Pjanic le reprenait victorieusement (76'). 1-0, ce n'était pas volé. Et sans la maestria de Frey, la note aurait pu être plus corsée.
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