Ce fut un soir pénible pour l'ex-champion de France. Appliqué en tout début de match, il a constaté, le plus clair du temps, la supériorité collective du PSG et, chez lui, un inhabituel déchet technique. Dans leur composition d'équipe, les deux coaches avaient anticipé une grosse bataille au milieu. Venu en 4-3-3, Lyon voulait verrouiller avec trois milieux défensifs. Réorganisé dans un 4-2-3-1 faisant une place à Jallet, le PSG a insisté sur ses points forts de l'année : récupération efficace et explosion vers le but. Il a gagné cette bataille, grâce à son organisation rigoureuse, des duels bien négociés, et une paire Makelele - Clément plus complémentaire que jamais. Lyon, en égarant beaucoup de ballons et en donnant à Lisandro un aperçu de la solitude ressentie par Benzema l'année dernière, plongea petit à petit dans l'impuissance. Une saynète qui en dit long sur les limites lyonnaises d'un soir : à la 55e, Bodmer insiste au près de Lloris pour qu'il joue court un dégagement aux six-mètres. L'air de dire : «On a déjà assez balancé ce soir».
Paris encore trop naïf sur la fin
Finalement, Paris, qui avait trouvé l'ouverture à la 29e grâce à Giuly, son meilleur réalisateur cette saison (3 buts), peut s'en vouloir d'avoir autocensuré sa supériorité. Il n'a pas cru qu'il pouvait être le plus fort pendant toute la durée du match. La sortie de Giuly (65e) pour ajouter un troisième récupérateur (Chantôme) avait quelque chose d'énigmatique vu l'activité du premier, et le consentement implicite que cela entraînait face à la poussée lyonnaise (entrées de Gomis puis Pjanis puis Ederson). Puni pour avoir trop attaqué à Monaco (0-2) il y a une semaine, Paris l'a été pour avoir accepté de défendre sa petite marge cette fois-ci (1-1). Cela s'appelle l'apprentissage.
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Classement :
1 Bordeaux 16
2 Lyon 14
3 Marseille 14
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18 Saint-Etienne 4
19 Nice 4
20 Grenoble 0



